2024-02-28
Le 24 février 2024, International Organization for Media, Creativity and Development a tenu un dialogue ouvert via WhatsApp, auquel de nombreux universitaires et spécialistes de nombreux domaines ont participé et ont échangé leurs points de vue et leurs expériences sur l'éducation à l'ère de l'intelligence artificielle (IA).
Les participants se sont concentrés sur le niveau de préparation du système éducatif arabe à suivre le rythme de tous les développements et technologies dans le domaine de l'intelligence artificielle.
Le dialogue a également discuté des avantages et des inconvénients d'un système éducatif reposant sur IA. De nombreux experts ont estimé que cette technologie est capable de corriger et de renforcer les systèmes et les stratégies éducatifs en modifiant les modèles traditionnels et en améliorant le rôle de l'enseignant sur la forme et le contenu, ce qui a un effet positif sur les résultats du processus éducatif.
Selon les participants, l'Intelligence Artificielle permet d'enseigner et de former chaque personne individuellement, en analysant les données relatives aux personnes et en connaissant leurs besoins, capacités et inclinations, et en proposant ainsi des programmes adaptés au niveau de compétence et à la vitesse de compréhension de l'étudiant et du stagiaire. Cela garantit l’efficacité, la qualité de l’éducation et la transformation des connaissances en comportement et en production.
Les participants ont évoqué certains des inconvénients de l'inclusion de l'IA dans le processus éducatif, le plus important été la déshumanisation de l'éducation, c'est-à-dire la transformation du travail éducatif en machines et programmes dépourvus d'émotions et de logique humaine dynamique. Par ailleurs, l’abandon par les organismes scientifiques et pédagogiques du rôle traditionnel de l’enseignant constitue une réelle menace posée par l’utilisation de l’IA.
Le coût élevé du recours à cette technologie est lié à la situation économique des pays et des établissements d’enseignement. Il s’agit donc d’un problème pour certains pays et non d’un obstacle pour d’autres.
Cette discussion tenue en arabe était modérée par Dr. Madeleine Kassab, présidente de IOMCD.